PAI Agglo Muretain

Article à paraître prochainement dans la dépêche.


Un collectif regroupant des associations de parents d'élèves vient de se créer sur le Muretain :  le CPEM ( cpem31600@gmail.com), suite à une décision des élus du Muretain Agglo qui provoque l'indignation des parents.
À partir du 1er septembre, les familles dont l’enfant bénéficie d’un Plan d’Accueil Individualisé ( PAI ) «fourniront un panier repas et devront payer des frais d'entretien et de fonctionnement induit par ce nouveau dispositif». Le tarif établi en fonction du quotient familiale va de 0,25 cts à 1 euro par jour, en plus des frais de garde.
Les parents de ces enfants (environ 300 enfants sur la communauté d’agglo) dont l'état de santé nécessite une adaptation de l'alimentation, parfois très simple (allergie au kiwi par exemple) devront donc amener tous les matins le repas de leur enfant avec un pain de glace. Des réfrigérateurs seront installés dans chaque restaurant pour recevoir les repas qui seront réchauffés ensuite dans un micro-onde.
Les familles concernées ayant été averties de cette mesure par courrier, fin juin, ont contacté leurs associations de parents d’élèves respectives afin de les alerter et manifester leur mécontentement.
Devant cet état de fait et avec un laps de temps très court pour agir, plusieurs associations de parents d’élèves se sont réunies afin d’unir leurs compétences. A l’issue de cette réunion où étaient présentes : Eaunes APEE et FCPE, Muret APEM Mermoz, Frouzins ARPEF, St Lys ASPAREL, Délégués des Parents de Roquettes, Labastidette DPE, Labarthe/Lèze FCPE, Seysses FCPE et RPE), un collectif (informel) intitulé «Collectif des Parents d’Elèves du Muretain»(CPEM) a été initié pour dénoncer cette discrimination.
Dans un courrier adressé aux élus du Muretain Agglo, le CPEM s’oppose à cette décision jugée « inacceptable » et demande un rendez-vous afin de trouver un compromis satisfaisant et propre à chaque enfant.
"Les parents doivent avoir le choix de fournir le repas si le PAI de leur enfant est très contraignant et que cela les rassure mais aussi celui de ne pas le fournir quand le PAI est plus simple à mettre en place. Les contraintes quotidiennes logistiques et financières supplémentaires sont lourdes à supporter et doivent être exceptionnelles. Les PAI ne bénéficieront plus du tarif avantageux des repas de la cantine dû à la mutualisation des coûts et seront en plus pénalisés par les frais supplémentaires.
Cette décision, qui a été prise sans aucune concertation avec les APE, « ce qui  va à l’encontre de rapports sociaux sereins et apaisés. » nous amène à nous interroger sur la capacité de la Collectivité à s’adapter et à fournir un repas spécifique pourtant prévu dans les textes d’un PAI, ainsi que sur la pertinence de servir 11000 repas par jour."

Et enfin se pose aussi la question des valeurs de la République qui semblent être mises à mal par cette décision.
Ce choix politique ne discrimine-t-il pas ces enfants en situation de
handicap ?  En effet, le diabète est considéré comme un handicap et les enfants diabétiques sont également concernés par la mesure. Cela ne va-t-il pas à l’encontre du principe d’inclusion sociale ? La loi du 11 février 2005 serait-elle bafouée ?

Le dossier est loin d'être clos.

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Date de dernière mise à jour : 22/07/2017

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